La vie des migrants

Vie de migrant | A. Sy

La Grèce apparaît aujourd’hui comme une terre d’immigration. Sur ce sol, la communauté étrangère y est estimée à 10%, comparée à la population totale, Athènes étant une ville de plus grande activité, mais aussi de meilleure connexion aux réseaux internationaux d’échanges, elle est devenue la principale destination des migrants. C’est ainsi que nous nous dirigeons vers la Grèce pour voir la réalité des choses.

Pendant notre séjour à Athènes, nous avons effectué des enquêtes sur le terrain auprès des migrants accueillis sur cette terre. Notre étude nous a permis de connaître les raison et les motifs qui ont incité ces populations, issus de divers horizons tel que le Sénégal, la Gambie ou encore la Mauritanie, à migrer. Dans le cadre de notre collecte de données, nous avons utilisé trois méthodes : la méthode par observation non participante, celle dite participative et l’approche basée sur un questionnaire, afin de mettre l’accent sur leur arrivée à Athènes et les différentes difficultés auxquelles ils ont pu être confrontés.

Ce sont des jeunes et vieux commerçants qui travaillent devant l’université d’économie et de business d’Athènes. Ils sont aidées par un mouvement des jeunes étudiants qui leur permettent de travailler régulièrement car le gouvernement Athéniens est contre : c’est ainsi qu’affirme un commerçant migrant « Au cours de la semaine pendant que les étudiants sont à la fac, nous pouvons vendre nos produits mais pendant le week-end et les jours fériés nous ne pouvons pas car les autorités vont nous punir et prendre nos marchandises ». Malgré toutes ces difficultés, le nombre de réfugiés à Athènes ne cessent de croître.

 

Aujourd’hui, ils viennent d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, du Soudan, de la Syrie etc… demain ils viendront d’ailleurs encore. Donc inutile de fermer nos frontières car ils viendront quand même, ils sont obligées d’abandonner leur pays  pour pouvoir survivre. Ils sont ceux qui prennent la route parce qu’ils n’ont plus d’autres choix. « Ils sont considérés comme notre mauvaise conscience, ils sont les regards que nous fuyons, ils sont notre peur et notre rejet, ils sont nos semblables à qui nous refusons cette similitude » , pour reprendre l’expression de Xavier EMMANUELLI. Mais ils ne sont pas et ils ne seront jamais des chiffres, des statistiques.

 

La question des réfugiés est un défi que nous devons relever, nous ne devons pas accepter de voir mourir des milliers d’hommes, de femmes et des enfants sans lever le petit doigt alors que l’on continue à affirmer que nous sommes des sauveurs. C’est notre devoir en tant qu'humain et citoyens de tendre la main à ces populations car il s’agit de l’avenir de l’humanité de tout entière.

 

 

 

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