Vivre ensemble

Le vivre ensemble | M. Cogan

Le défi de ce voyage était aussi de partir en groupe. Un groupe de 12 étudiants, jeunes adultes, de jeunes femmes et de jeunes hommes. 12 individualités qui devaient faire corps pour former un groupe. Les différents échanges sur le futur voyage nous ont permis durant le premier semestre de prendre chacun nos marques dans ce collectif. Valoriser nos compétences personnelles et faire des recherches sur les sujets qui nous intéressaient plus particulièrement dans ce vaste thème qui est celui de la question des réfugiés en Grèce. Après plusieurs pérégrinations, nous avons fini par trouver notre voie d’entrée dans ce sujet, les squats de réfugiés à Athènes. Cela nous a aussi permis de trouver une unité de groupe.

 

Le voyage a commencé par un réveil matinal et une longue journée de transports à travers 3 pays (France, Suisse et Grèce). Ce long trajet nous a permis de passer du temps tous ensemble, en groupe, de nous découvrir, de comprendre comment chacun fonctionnait et appréhendait ce voyage. Arrivés à Athènes, nous avons commencé par nous installer à l’hôtel. Une chambre, 12 lits, 2 douches, 2 toilettes. Nous connaissions les conditions d’hébergement et cela n’avait effrayé personne. Cette proximité a même favorisé l’échange sur nos journées, nos ressenties, nos interrogations suite à nos rencontres avec les différents acteurs de notre étude, mais aussi sur la ville et le quartier de notre sujet. Cela nous a aussi permis d’élargir la discussion sur des thématiques plus politiques comme l’anarchisme, de se découvrir sur des engagements plus personnels. Sans oublier des moments de détentes collectifs et de jeux.

 

Ce voyage nous a fait voir les réalités des conditions des réfugiés à Athènes (sans le prisme des médias) tout en comprenant au fur et à mesure les mécanismes d’entraides des communautés locales avec les réfugiés ; mais surtout de découvrir les autres et d’être solidaire tout au long du voyage. Amadou a sans doute eu la conclusion la plus touchante de ce voyage en nous disant qu’on avait été sa famille.

 

Loin de nos habitudes de l’université, de notre confort individuel, ce voyage a été avant tout une ouverture à l’autre.

Débrief au parc / Crédit photo : Marie Cogan

Debrief au parc | Crédits : M. Cogan

 

 

Quand les bébés tortues révèlent notre sensibilité | Crédits : M. Cogan