Compte-rendu n°1

Dimanche 4 Février 2018 | L. Magniez

Aujourd’hui c’est dimanche, jour de repos et de découverte de la ville. Nous décidons de nous séparer en deux groupes, certains souhaitant dormir un peu plus. Ce compte-rendu va donc raconter une double pérégrination.

 

Nous, le premier groupe, nous sommes partis de l’auberge direction le marché aux puces de Monastiraki afin de s’imprégner tout de suite de l’ambiance de la ville. Ce marché est plutôt éclectique, avec des airs de souk : grands magasins mais également nombreux étales et vendeurs de rues.

 

Ensuite, direction l’Acropole, site incontournable d’Athènes. Les ruines sont belles certes, mais, au risque de décevoir nos fidèles lecteurs, elles ne sont pas aussi impressionnantes que nous l’avions prévu. Du fait des nombreuses photographies et des histoires racontées sur ce temple, ce dernier nous est apparu démystifié, comme si on le connaissait déjà. La vue, quant-à elle nous a laissé bouche-bée. Une mer de ville nous est apparu, sans fin, une ville tentaculaire.

 

Ensuite, nous sommes descendu vers Kalitea, quartier plus résidentiel que celui de notre auberge. Athènes est une ville qui a une architecture qui change très vite, quelques rues plus loin, nous nous sommes trouvés près de bâtiments plus populaires avec une appropriation des balcons et des rues par la végétation. Dans ce quartier, un lampadaire sur deux ne marchent pas, les plantes envahissent les trottoirs, les tags les murs. Athènes est aussi une ville où les graffitis vont à l’assaut de chaque centimètres carrés d’espace existant. Est-ce une invasion ou un synonyme de vie, nous laisserons nos chèrs lecteurs se faire leur propre opinion.

 

 

 

Athènes est une ville binaire avec un bâti très bien conservé et des immeubles abandonnés, presque détruits. Cette multiplicité de formes, d’architectures, de conservation est flagrante tout au long des rues.

 

 

Que serait un voyage en Grèce sans aller voir la mer ? Nous avons fait la route à pieds, le long d’une superbe autoroute inintéressante. La sortie d’Athènes vers le Pirée est laide. Les bâtiments sont fonctionnels, les immeubles sont résidentiels mais semblent populaires. Arrivés près de la mer, les rues sont de nouveaux belles avec des aménagements culturels et sportifs, quartier presque luxueux. Le Pirée est fidèle à sa réputation, grand port avec une plage plutôt sale. Toujours est-il que nous avons vu la mer et ça fait plaisir.

Bilan de cette journée, Athènes est une ville accueillante, héteroclite avec des habitants ouverts et sans jugements.

 

Nous, le deuxième groupe, nous avons beaucoup marché dans le centre historique de la ville. Et le jour de ce cheminement était également celui d’une manifestation nationaliste, en rapport avec la Macédoine. Cela nous a permis de nous imprégner d’une partie de la vie politique de la Grèce. Nous avons constaté que les grecs étaient très attachés à leur drapeau, de nombreux vendeurs ambulants étaient présents pour attester de ce côté patriotique du pays.

 

Cette manifestation qui questionnait le territoire et les frontières était plutôt calme et très familiale.

Après avoir observé le côté politique de la Grèce, nous avons découvert le côté touristique d’Athènes dans le quartier de la Plaka, dédale de rues avec de nombreux commerces. Les habitants sont très souvent dehors, ils vivent à l’extérieur, boivent, mangent et discutent aux terrasses. Cela donne un caractère très animé aux rues sinueuses de la ville.

D’une manière générale, les bâtiments oscillent entre ruines et modernités, des bâches cachent des zones abandonnées. Les trottoirs sont en mauvais état, les poubelles sont inexistantes. Dans le quartier touristique, peu de voitures circulent sur la route, les personnes se promènent à pieds ou en deux roues.

 

Après avoir longuement marché, nous sommes tous rentrés fatigués mais heureux de cette première journée en immersion dans cette ville qui nous est alors plus tout à fait inconnu.