Société civile

Face à cette définition de la solidarité, qui pourrait incarner ce dévouement moral ? Si l'État est a priori l’acteur qui doit porter cette responsabilité, il semble aujourd’hui qu’il ait failli à sa tâche de protection envers une large partie de la population. Les gouvernements et institutions ne sont pas ou ne veulent pas être en première ligne pour aider les réfugiés. C’est ainsi que la société civile a pris le relais sur le terrain pour revêtir cette solidarité locale, proche.

Ses acteurs peuvent se définir comme des contre-pouvoirs, loin des marchés et loin des institutions. Ils incarnent leur indépendance en défendant les droits des Hommes et en reprenant des champs d’action où ils considèrent que l’Etat n’est pas assez efficace. Sur le terrain, la société civile est donc présente pour aider les réfugiés au quotidien, en leur fournissant des aides multiples, au plus proche de leurs besoins. Il semble nécessaire de noter que dans l’acception globale de la notion de société civile sont présentes les ONG.

De notre côté, nous ne pouvons pas considérer que ces dernières puissent être mis au même niveau que l’action des citoyens sur le terrain. En effet, les ONG dans leur ensemble suivent le mouvement des institutions et des gouvernements. Nous estimons que ce sont les citoyens qui agissent en plus petites structures, directement en lien avec le terrain qui peuvent incarner réellement la solidarité. Les ONG n’existent finalement que par les crises ; la société civile elle pré-existe et persistera bien au delà des ébranlement.