Squat

L’Etat et les ONG expriment leur solidarité envers les réfugiés en mettant en place des camps d’accueil. La société civile de son côté, manifeste son aide en créant notamment des squats. Le fait d’occuper un lieu illégalement est la première définition d’un squat. Cependant, si l’on ouvre le regard, le squat peut aussi être le reflet d’autres  dimensions, au delà de celle restreinte du péjoratif. Le squat est tout d‘abord un mode d’habiter. Il incarne plus que le simple fait de résider, de se loger.

Il symbolise les problèmes d’inégalités de richesses et de situations que subissent les plus démunis et notamment les réfugiés. C’est un lieu de solidarité, de connexion entre les gens et surtout de sociabilité, notion plus que nécessaire pour des personnes qui ont tout quitté. Les squats permettent entre autre aux réfugiés de trouver un lieu de tranquillité pour se reconstruire mais également pour ensuite s’émanciper. Ces lieux sont considérés comme des problèmes sociaux par les pouvoirs publics. Il est cependant nécessaire de préciser, qu’en faveur des réfugiés, ils pallient aussi aux manquements des institutions dans leur devoir de solidarité.